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Cave Touquettoise

Champagne Jacquesson

Champagne Jacquesson et Fils 
                                                           
La Presse en Parle !


La Maison

C’est en 1798 que Memmie Jacquesson, suivant les traces de son père Claude, crée la Maison qui, plus de 200 ans plus tard porte toujours son nom.

Le commerce prospère immédiatement grâce à la qualité des vins élaborés et le Champagne de la Maison devient le favori de Napoléon 1er qui l’emporte dans nombre de ses campagnes et le sert à l’occasion de son mariage avec l’Archiduchesse Marie-Louise d’Autriche. Ce respect pour le champagne Jacquesson atteint son apogée lors de la visite de l’Empereur qui, en 1810, lui décerne une médaille d’or, la plus importante récompense impériale pour une entreprise commerciale remarquable en reconnaissance de “ la Beauté et la Richesse de ses Caves ”.

A la mort de Memmie en 1835, c'est son fils Adolphe qui lui succède. Esprit extrêmement créatif, il assure un formidable développement à sa Maison et est à l'origine de nombreuses inventions destinées à améliorer des techniques champenoises encore balbutiantes:

- La plantation des vignes en lignes avec le docteur Jules Guyot.

- La mesure des sucres par densité avec le pharmacien Jean-Baptiste François, inventeur du procédé dit de “réduction François ” qui diminua la casse des bouteilles de 25% à 4%.

- Le muselet, breveté en 1844 et qui aujourd'hui encore maintient le bouchon de toutes les bouteilles de champagne ou de vins mousseux en place.

Aujourd'hui la Maison Jacquesson & Fils est fière de suivre les traces de ses glorieux fondateurs et concentre ses efforts sur une production annuelle faible de 350 000 bouteilles qui lui permet d'utiliser des méthodes d'élaboration non industrielles dédiées au plus haut standard de qualité. Notre philosophie repose sur deux points principaux :

- Un vignoble de 26 Hectares exploité par la Maison dans les Grands Crus d'Aÿ, Avize et Oiry, et les Premiers Crus d'Hautvillers, Dizy et Mareuil/s/Aÿ. La production d’une quinzaine d’hectares situés sur ces mêmes crus ainsi qu’à Chouilly, Grand Cru et Cumières Premier Cru est achetée à des vignerons avec qui nous entretenons un dialogue permanent, facilité par leur petit nombre et leur proximité géographique.

- Une vinification rigoureuse, réalisée en grande partie sous bois et suivie d'un vieillissement optimum qui nous conduit, par exemple, à mettre sur le marché nos cuvées millésimées en fonction de leur maturité, et non par ordre chronologique. Un dosage faible (tous les millésimés de la Maison sont dosés en extra-brut) préserve la finesse et la pureté des vins.

La Vigne

Nous exploitons un vignoble intégralement situé en Grands et Premiers Crus en nous attachant à mettre en valeur la diversité et la complémentarité de ces grands terroirs par des méthodes culturales appropriées.

Dans la mesure où l'absence de risque d'érosion trop marquée le permet, nous travaillons les sols après la vendange et au printemps, avant debourrement, ou bien nous procédons à un enherbement naturel maîtrisé. Tout en favorisant ainsi 1’aération du sol, nous évitons presque totalement l’emploi d'herbicides, tout en empêchant le développement en surface du système racinaire du pied.

La vigne doit ainsi “ souffrir ” pour puiser en profondeur les minéraux dont elle a besoin tout en étant moins réactive aux pluies. Ce stress se traduit par des rendements plus faibles que ceux observés sur des vignes dont les sols ne sont pas cultivés, favorisant maturité et concentration. Nous procédons à intervalles réguliers (généralement tous les trois ans) à des analyses de sol dans chaque parcelle pour y déterminer d’éventuels besoins en amendements. Au cas où des apports s’avéreraient nécessaires, ce qui est loin d’être toujours le cas, les amendements sont toujours à 100% organiques.

Ces méthodes, respectueuses de nos sols, s’accompagnent d’une politique de vieillissement de notre vignoble dont l’âge moyen dépasse aujourd’hui 30 ans. C’est la raison pour laquelle la Maison ne procède plus à l’arrachage de parcelles complètes (sauf en cas de maladie de la vigne telle que le court-noué), préférant favoriser la complantation, ou remplacement annuel des pieds manquants.

Nous utilisons les deux systèmes de taille autorisés dans les Premiers et Grands Crus : le Cordon de Royat pour le pinot noir et le pinot meunier, le Chablis pour le chardonnay. Nous visons une taille courte (8 à 10 bourgeons par pied au lieu de 15 autorisés), de façon à limiter le nombre de grappes. Une taille trop courte peut cependant renforcer la vigueur des bois et provoquer la coulure. C'est pourquoi nous procédons plus tard, en mai, à un ou plusieurs ébourgeonnages grâce auxquels nous modérons le nombre des grappes tout en les répartissant de manière idéale.

En juillet, grâce à un palissage très soigné, nous favorisons l’aération des baies, ce qui offre plusieurs avantages: efficacité maximum des rares traitements fongicides nécessaires, permettant ainsi d’en diminuer le nombre; séchage rapide des baies après la pluie, ce qui évite le développement de la pourriture grise; meilleure exposition au soleil pour une optimisation de la maturité. Enfin, à la véraison, qui intervient géné-ralement fin juillet-début août, et si le nombre de grappes reste trop important, nous procédons parfois à une vendange verte.

A l’approche des vendanges et afin de déterminer une date optimale de cueillette, notre Chef-Vigneron Sylvain Leblanc parcourt l’ensemble de nos parcelles et effectue des prélèvements quotidiens dans chacune d’entre elles. Il suit ainsi le développement de la maturité au jour le jour. Les rapports étroits que nous entretenons avec nos livreurs de raisins qui, tous, livrent leur récolte directement sur les pressoirs de la Maison, nous permettent également de réaliser ce suivi parcellaire dans leurs propres vignes. Un nombre croissant d’entre eux, d’ailleurs, nous confie le soin de procéder nous-mêmes à la cueillette de leurs raisins. Dans ce cas, les consignes rigoureuses données à nos équipes s’appliquent : élimination, dès le pied de la vigne, des grappes ou partie de grappes qui seraient touchées par le botrytis, suivie d’un second tri à la sortie de la route de vigne, au moment du versement du panier dans les comportes.

Le Vin

Les vins de Champagne ont la particularité d’être des vins blancs élaborés en grande partie à partir de raisins noirs et les méthodes d’extraction des jus doivent préserver l’intégrité physique de la grappe afin d’éviter à la peau de transmettre au moût sa couleur et ses tanins. Il s’agit donc d’une étape essentielle de l’élaboration que la Maison ne laisse à personne le soin de réaliser pour elle : les raisins que nous utilisons sont écrasés sur nos propres pressoirs, soit à Dizy, soit à Avize.

Nous utilisons des pressoirs verticaux, encore appelés “ traditionnels ” : leur configuration réduit au strict minimum les mouvements de la grappe pendant l’extraction et permet d’obtenir des jus plus fins, moins tachés et parfaitement limpides. Leur pureté nous permet d’effectuer un débourbage très doux, à température ambiante et sans enzymage.

La fermentation des moûts s’effectue en foudres de chêne ou en cuves, en fonction de la provenance des raisins. Nos foudres ont une capacité unitaire de 20 à 75 hectolitres et reçoivent une large moitié des moûts rentrés par la Maison. A noter l’utilisation de quelques fûts de 6 hectolitres, appelés demi-muids, et dont la capacité nous permet de vinifier séparément certaines petites parcelles dont le production est insuffisante pour remplir un foudre. Ceux-ci ne transmettent aucun arôme boisé susceptible de gommer “l’effet terroir ”, mais produisent une oxydation ménagée qui, durant les 8 à 10 mois pendant lesquels le vin reste sous bois apporte complexité, structure et vinosité à nos Champagnes.

Après la fermentation alcoolique, suivie presque systématiquement de la fermentation malolactique, les vins sont aérés mais non soutirés. Commence alors une période d’élevage durant laquelle nous pratiquerons le bâtonnage (remise en suspension des lies fines) pour les vins vinifiés en foudres ou en demi-muids. Cette pratique, qui renforce le “ gras ” du vin et sa complexité aromatique a un effet stabilisant et anti-oxydant naturel, réduisant considérablement les besoins en souffre. Elle est suivie d’une période de repos pendant laquelle les froids de l’hiver vont permettre la clarification naturelle du vin. Aucune filtration ne sera pratiquée avant la mise en bouteilles, et ce, pour la totalité des vins de la Maison.

Durant l’élevage, plusieurs dégustations sont conduites par un comité dirigé par Laurent Chiquet afin d’évaluer au mieux le potentiel des vins de l’année. On y prend notamment la décision ou non d’élaborer une ou plusieurs Cuvées Millésimées et nos exigences nous conduisent à ne réellement privilégier que les plus grandes années. Les dégustations finales se déroulent juste avant la mise en bouteille.






730ème cuvée produite par la Maison depuis son premier centenaire en 1898, ainsi que l’atteste le cahier de tirage, la Cuvée n° 730 a été élaborée à partir de la récolte 2002 et succède ainsi à la Cuvée n° 729, élaborée à partir de la récolte 2001, et à la Cuvée n° 728, élaborée à partir de la récolte 2000.

L’assemblage, 100% Premiers Crus et Grands Crus, provient exclusivement des villages où sont situés les vignobles de la Maison : Ay, Cumières, Dizy, Hautvillers et Mareuil/s/Ay dans la Grande Vallée de la Marne, ainsi qu’Avize, Chouilly et Oiry dans la Côte des Blancs. 48% de Chardonnay, 32% de Pinot Noir et 20% de Pinot Meunier forment cet assemblage de pure cuvée.

L’année 2002 offrit au vigneron une météorologie proche de l’idéal : peu ou pas de gelées matinales ni de grêle, un été chaud et ensoleillée avec des nuits bien fraîches, à peine interrompu par quelques légères pluies début septembre et suivi d’une cueillette se déroulant sous le soleil. La vendange débuta le 12 septembre et produisit des moûts titrant près de 11° en moyenne pour une acidité modérée, légèrement supérieure à 7gr/l : un équilibre proche de celui atteint par le légendaire millésime 1976.

Les fermentations, effectuées en foudres pour plus de la moitié d’entre elles, se déroulèrent sans difficulté aucune. L’absence de soutirage nous permit de conserver l’intégralité des lies, permettant ainsi trois mois de bâtonnages hebdomadaires, les vins étant ensuite naturellement clarifiés durant les derniers froids de l’hiver. Très tôt, les dégustations mirent en valeur l’ampleur, la matière et la maturité des vins. Au vu de ces résultats remarquables et pour équilibrer l’assemblage, il fut décidé de compléter cette très belle base 2002 par 27% de millésime 2001, pour son côté fin et floral, 12% de millésime 2000 pour son gras et 1% de millésime 1999, pour son caractère légèrement oxydatif.

La mise en bouteille, réalisée sans aucune filtration préalable, intervint dans le courant du printemps, produisant 287.868 bouteilles, 5.488 magnums et 250 jéroboams. Dégorgée par lots à intervalles réguliers, la Cuvée n° 730 reçoit un dosage de 5 gr/l.




En 1996, les conditions climatiques furent d’abord assez délicates, avec quelques gelées de printemps suivies d’une longue période pluvieuse et assez douce, favorisant l’apparition du mildiou, puis du botrytis. L’été fut agréable jusqu’au retour des pluies début septembre. La viticulure attentive pratiquée par notre Maison favorisant le développement d’un nombre modéré de grappes bénéficiant d’une bonne aération, nos raisins purent mûrir dans de bonnes conditions sans être attaqués par le botrytis. La cueillette pût débuter le 22 Septembre sous un temps redevenu idéalement frais et ensoleillé. Une maturité dépassant largement 10°, combinée à une acidité tartrique de 9 gr/l récompensa nos efforts. Vinifié pour partie en foudres de chêne de 40 à 75 hectolitres et pour partie en cuves, l’assemblage de nos trois parcelles fut mis en bouteille le 30 Mai 1996 en devenant Avize Grand Cru 1996.

Dégorgé par lot à intervalles réguliers, le vin reçoit un dosage extra-brut de 4 gr/l et montre une race et une élégance digne de ses origines. Le nez est marqué avant tout par une très belle maturité du fruit, tandis que la bouche, pleine et dense, associe des notes florales à la minéralité caractéristique du grand terroir d’Avize.


Sur la Côte des Blancs, les chardonnays d’Avize, Grand Cru (30% de l’assemblage) et de Chouilly, Grand Cru (15%) mûrissent sur la craie affleurante en pente douce orientée à l’Est. Sur la Montagne de Reims, la craie altérée par des marnes et sables, orientée en pente douce vers le Nord, porte les pinots noirs de Sillery (25%). Dans la Grande Vallée de la Marne, une structure de sol similaire sur une pente plus abrupte orientée au Sud épanouit les pinots noirs d’Ay, Grand Cru (30%). C’est également dans la Grande Vallée de la Marne, à Dizy, Premier Cru, qu’ont été choisis les pinots noirs destinés à une vinification en rouge nécessaire à l’assemblage de Grand Vin Signature Rosé 1995.

En 1995, les conditions climatiques furent d’abord assez délicates, avec quelques gelées de printemps suivies d’une longue période pluvieuse et assez douce, favorisant l’apparition du mildiou, puis du botrytis. L’été fut agréable jusqu’au retour des pluies début septembre. La viticulture traditionaliste pratiquée par notre Maison favorisant le développement d’un nombre modéré de grappes bénéficiant d’une bonne aération, nos raisins purent mûrir dans de bonnes conditions sans être attaqués par le botrytis.

Nos livreurs de raisin, au fait de nos exigences qualitatives, surent apporter au pressoir des grappes saines et mûres. La cueillette débuta le 21 septembre à Avize et Chouilly, le 24 à Sillery et le 26 à Dizy et Ay. Grâce au temps frais et ensoleillé qui caractérisa la seconde moitié de septembre 1995, les moûts obtenus se distinguèrent par leur équilibre proche de l’idéal, titrant entre 9,8° et 10,2° pour une acidité tartrique moyenne de 9 gr/l.

Comme toujours pour le Grand Vin Signature, tous les moûts sont vinifiés et élevés en foudres de chêne. Un débourbage à température ambiante précéda le remplissage des foudres où intervinrent la fermentation alcoolique, puis la fermentation malolactique. Un soutirage sommaire suivit, permettant de conserver toutes les lies fines et autorisant trois mois de batonnages hebdomadaires. Les vins furent ensuite naturellement clarifiés à la faveur des derniers froids de l’hiver, permettant les dernières dégustations et le choix définitif de l’assemblage.

Le 4 juillet 1996, après un léger collage mais sans filtration, il fut tiré 24255 bouteilles et 948 magnums de Grand Vin Signature 1995.

Les pinots noirs de Dizy avaient quand à eux été égrappés et foulés avant de subir une cuvaison de 6 jours. Élevé en demi-muids pendant neuf mois, le vin rouge obtenu fut adjoint à l’assemblage à hauteur de 8%. Une légère filtration précéda la mise en bouteilles de Grand Vin Signature Rosé 1995, dont il fut obtenu, également le 4 juillet 1996, 7550 bouteilles et 250 magnums. Dégorgés par lots à intervalles réguliers, les deux vins reçoivent un dosage extra-brut de 3,5 gr/l.



 

 

Dégorgement Tardif 1990     (75cl)         Rupture actuellement



                                
Avize Grand Cru 1996           (75cl)           39.90 € ttc


Au coeur de la côte des Blancs, sur les bas du coteau d’Avize, Grand Cru de Chardonnay, la Maison exploite trois parcelles situées sur les lieux-dits de La Fosse, Némery et Champ Caïn, plantées entre 1962 et 1983 et orientées au sud-est. La craie du Campanien, constituée de granules de calcite issus du squelette de micro-organismes marins, y est affleurante. Les sols peu profonds y sont perméables et gélifs et leur pauvreté peut parfois nécessiter l’apport d’amendement, qui, chez Jacquesson, est toujours organique.


Signature Grand Cru 1995    (75cl)          55.60 €
ttc
La presse en Parle !


Grand Vin Signature 1995 se veut l’illustration de la complémentarité des terroirs des trois meilleures grandes régions viticoles de la Champagne.

Cuvée 731                        (75cl)            30.00 € ttc


C’est pour tenter de s’affranchir des limitations inhérentes à l’élaboration d’un brut non millésimé classique que la Maison a décidé, depuis la récolte 2000, de privilégier l’excellence à la régularité en élaborant un vin appuyé davantage sur les qualités de l’année de base que sur la typicité des cuvées qui l’ont précédé. Tout en restant fidèle au style Maison, fondé sur des vignobles d’exception et des méthodes de vinification favorisant l’élevage en foudres, ce vin peut montrer une personnalité différente selon les années, rendant essentielle son identification.